Fleur Blanche

Fleur Blanche

J’habitais Managua, la capitale du Nicaragua. Ma maison était située proche d’une montagne connue parce qu’on y trouvait des reliques indiennes. Durant mon temps libre j’allais à la recherche d’artéfacts indiens dans cette montagne.

Comme toujours avant l’une de mes excursions, je préparais mon sac à dos avec quelques outils parmi lesquels : un piolet, une pelle, une marteau, une brosse et un tournevis. J’avais également des provisions et une gourde d’eau. Je partais toujours pour une seule journée. Je m’éloignai de la maison quand je regardai en arrière et vis que quelqu’un avait mis de nouveau numéro d’adresse, 3777 rue Lezcano. Je me rappelle que les anciens avaient quasiment disparus. J’ai seulement souris et je me suis dit, « je sais enfin maintenant où je vis ».

Il y avait 25 miles entre ma maison et la montagne. Je pris un bus jusqu’au dernier arrêt. D’ici il y avait environ 4 mile de marche à travers la forêt sur de petits sentiers jusqu’à la montagne. Quand je descendis du bus je commençai à marcher dans sa direction. Le début était toujours facile, mais à mesure que l’on s’approchait de la montagne cela devenait plus difficile avec le dénivelé. C’était un jour ensoleillé et il faisait un peu chaud. Je m’arrêtai pour prendre une gorgée d’eau avant de commencer l’ascension. Je pouvais voir à ma droite le lac Xolotlan, appelé aussi lac Managua, qui était tellement marron. La couleur provenait probablement de décennies de rejets d’eaux usées provenant de la ville de Managua.

Je savais que je ne devais pas perdre de temps si je voulais partir à la recherche de reliques de l’ère pré colombienne donc je continuai mon voyage. Tout d’un coup je repérai un objet brillant entre deux rochers. Au début je pensais qu’il s’agissait d’un morceau de miroir ou peut être de verre. Mais que ferait un morceau de verre ou de miroir ici ? Je décidai de vérifier ce dont il s’agissait. C’est un petit caillou. J’essayai de le ramasser mais il était coincé. Je continuai à essayé jusqu’au moment où il commença à bouger. En bougeant, un grondement vint des roches situées au dessus de moi et elles se mirent à bouger également, dévoilant un tunnel ! J’étais un adolescent curieux.

Le diamètre du tunnel faisait environ six pieds. Le revêtement à l’intérieur semblait avoir été fait par un type de machine. Je pouvais voir les différents types de roches coupées parfaitement à ras et leur surface était très lisse. Mon imagination s’emballa. Est-ce que ce pourrait être une base secrète du gouvernement ? Quand je commençai à marcher dans le tunnel, un merveilleux air frais en émanait. Je continuai de marcher. Y a-t-il une fin à ce tunnel ? Après avoir marché un quart de mile j’aperçu une faible lumière au loin de l’autre coté. Des millions de choses me traversaient l’esprit. Y a-t-il des gens de l’autre coté, un trésor enterré ou peut être des agents du gouvernement ? J’avais peur mais ma curiosité était plus forte. Je commençai à accélérer mon allure. L’air frais et propre continuait de remplir mes poumons. Une fois encore je me demandai si la fin du tunnel ne serait pas un précipice. Enfin j’arrivais à la fin. Je pouvais voir le soleil entrer dans le tunnel. Je ralentis. L’air délicieux emplit tout mon corps. Je me sentis en paix et heureux. Le tunnel se terminait au niveau du sol sur du sable brillant. Je pouvais voir des arbres autours de moi. Sur ma droite se trouvait un lac. Il était si bleu et si propre que j’eu envie de sauter dedans. Je commençais à marcher en direction de la forêt devant moi. Je pouvais voir tout autour des arbres fruitiers de toutes sortes. Tout semblait si naturel. Tel qu’on imaginerait le paradis. En continuant de marcher dans la forêt, je vis sur ma droite une clairière avec ce qui ressemblait à des tipis indien.

Je commençai à marcher en direction des tipis. Quand j’arrivai au centre de la place, des gens qui ressemblaient à des indiens commencèrent à sortir des tipis. Ils avaient des bandanas sur leur front. Je pouvais ressentir de tendresse, de la chaleur et de l’amour sur leur visage. La façon dont ils avaient de me regarder me rappela la façon dont ma grand-mère avait l‘habitude de me regarder.

L’un des hommes âgés du groupe, qui avait les cheveux blanc, me dit « nous te souhaitons tous la bienvenue ». Puis il ajouta, « Fleur Blanche va te montrer les alentours ».

Je me sentais calme et une sensation de bonheur me surmonta. En quelque sorte j’avais le sentiment que ces personnes m’attendaient. Puis je sentis une main chaleureuse prenant la mienne. Que je regardai, je ne pu pas en croire mes yeux. Tenant ma main se trouvait la plus belle fille que je n’avais jamais vue.

Un petit chien au poil blond la suivait, quand j’entendu une voie angélique, « dis bonjour à Noël ». C’était Fleur Blanche. Le petit chiot se mis debout sur ses deux pattes arrières, alors qu’il marmonnait quelque chose il tendit sa patte comme s’il voulait me serrer la main, ce que je fis.

Mes yeux revinrent à la jolie fille au sourire magnifique. On se regarda dans les yeux. Je sentis comme si une force magnétique retenait mon regard. Je ne pouvais pas détourner mes yeux de ces grands yeux marron foncés.

Alors que je fixais son regard, je pouvais voir que sa peau était claire, qu’elle était presque blanche. Ses longs cheveux raides et noirs ne faisaient qu’ajouter à sa beauté. Elle avait un bandana autour de son front. Je ne me rappelle pas exactement combien de temps on est resté là à se regarder dans les yeux, mais pour moi c’était une sensation merveilleuse. Je me sentais comme hypnotisé par ces beaux yeux. Finalement le silence fut rompu par un marmonnement provenant de Noël. J’imagine qu’il recherchait de l’attention. Fleur Blanche dit « laisse-moi te montrer les environs ». Le son de sa voie était comme de la musique à mes oreilles. On marcha quelques minutes. Le chiot marchait entre nous deux comme s’il la protégeait ou peut être était il jaloux.

J’étais un géologue amateur et j’étais stupéfié par les différentes couleurs des roches sur le sol. Comme on continuait notre chemin, on passa près d’une cascade. Une fois encore je me suis dis que j’étais au paradis. L’eau de la cascade semblait être de l’eau de source. C’était la meilleure eau que je n’ai jamais goutée. Je ne croyais pas aux miracles ni au coup de foudre. Néanmoins, Fleur Blanche et cet endroit me firent changer d’avis. Comme on marchait, nous vîmes toutes sortes d’animaux, des oiseaux aux couleurs magnifiques, des lapins blancs, et des flamands roses sur le lac. Il commençait à faire nuit et Fleur Blanche décida de rentrer au camp.

Quand nous arrivâmes tout le monde était assis autour du feu de camp. Fleur Blanche tira ma main gentiment et nous nous assîmes au milieu des autres indiens. Ils racontaient des histoires sur comment le monde extérieur était avant que l’homme blanc ne le détruise. Toutes les terres, les lacs et les animaux me faisaient me sentir chez moi et pour moi c’était le paradis.

Ils racontaient comment les espagnols étaient amicaux et serviables au début. Néanmoins, deux mois plus tard, les étrangers prenaient leurs terres et forçaient les indiens à l’esclavage. De plus, ils pouvaient se tuer pour un morceau de roche qu’ils appelaient « or ».

Je venais d’un monde différent et même si les histoires que les indiens racontaient me paraissaient males elles n’avaient pas un effet aussi choquant sur moi qu’elles n’avaient sur eux. Un vieil homme parla des vacances de noël et comment et elles étaient célébrées dans le monde extérieur. Presque tout le monde faisait semblant d’être gentil afin d’avoir un meilleur cadeau. Il n’y avait pas de sincérité, quasiment pas d’amour juste de l’avidité. Je demandai au vieil homme, pourquoi le chiot s’appelait Noël si cette saison était si hypocrite. Il me répondit, « parce que le chiot est né à noël, une saison merveilleuse, et c’est l’avidité des gens qui gâche sa vraie valeur ». Je ne savais l’heure qu’il était mais je savais qu’il était tard. Fleur Blanche me montra le tipi qui allait être le mien puis dit bonne nuit quand elle partit. Je n’arrêtais pas de penser à mon aventure et comment il serait difficile pour quiconque de croire à mon histoire. J’étais si excité que j’eu du mal à m’endormir.

Le lendemain matin je fus réveillé par Fleur Blanche. Elle dit « le petit déjeuner est prêt ». La nourriture était délicieuse ; néanmoins, je n’osai pas demander de quoi il s’agissait. Après le petit déjeuner je sautai dans le lac avec Fleur Blanche suivi de Noël. L’eau était bonne et chaude. Je dis à Fleur Blanche, quel est le nom de ce lac ? Elle me répondit, « le lac bleu ». On joua dans l’eau pendant longtemps. Quand on sortit je me sentis si rafraichi et éveillé, comme si j’avais dormi pendant des heures.

Je demandai à Fleur Blanche s’il n’y avait rien que je puisse faire pour aider. Elle dit que je pouvais aider son père qui plantait du maïs. Alors quelle m’emmenais vers lui, il sourit quand il nous vit. Quand je lui dis que je souhaitais l’aider, il fut content. Mon travail consistait à planter du maïs dans les sillons qu’il faisait. Cela me fit du bien de faire quelque chose pour ces gens si merveilleux qui m’avaient accueilli à bras ouverts.

Les jours passèrent. J’étais si heureux que je commençai à perdre la notion du temps. Je n’étais plus sur si j’étais resté ici six mois ou un an. Bien que je fusse très attaché à mes parents, ils ne me manquaient pas.

Je ne m’étais jamais senti autant en forme et si vivant de toute ma vie. Peut être était ce l’air à cet endroit ou le sourire de Fleur Blanche. Quoiqu’il en soit, je me sentais bien.

Entre temps, je commençai à tomber amoureux de Fleur Blanche. Elle était tendre et bienveillante. Dans ma tête je n’avais aucun doute qu’en au fait qu’elle était la fille la plus belle et la plus douce du monde.

J’étais conscient que cela faisait longtemps que j’étais ici. Il s’était passé de nombreuses saisons. Néanmoins je n’étais pas sur s’il s’était écoulé 3 mois ou un an.

Chaque jour après le travail Fleur Blanche me montrait une nouvelle partie de ce fascinant endroit. Cette fois elle allait me montrer « la rivière dorée ». On marcha environ deux miles, puis on entra dans une vallée plus basse qu’elle nomma la rivière dorée. Le soleil peignait la rivière en or. A mesure que l’on se rapprochait de la rivière, le reflet du soleil disparu.

La rivière était calme; l’eau était propre. Je me pris à être un explorateur qui venait de découvrir une terre vierge encore jamais foulée par l’homme blanc.

Ce qui me stupéfia le plus était le fond de la rivière qui avait de petites tâches brillantes. Je demandai à Fleur Blanche ce qu’était ces tâche et elle me répondit que c’était de l’or. Pour un moment je restais muet. Je voulais crier, « je suis riche ! ». Fleur Blanche me regarda dans les yeux puis dit, « ton regard me fait peur ». J’eu honte. Comment ce métal pouvait causer une telle réaction en moi ?

L’or n’avait pas de valeur pour ces gens ni aucun autre type de possession par ailleurs. Peut être, pensais je, cela était la cause de leur bonheur. Je m’excusais également à Fleur Blanche et lui expliquai l’importance de la valeur de l’or d’où je venais. Je lui dis également que j’avais eu une réaction bien plus forte la première fois que je l’avais rencontrée que lorsque l’on trouva l’or. Elle m’enlaça, et l’on s’embrassa pour la première fois. Noël commença à marmonner comme s’il était jaloux, on se mit à rire, ce qui le vexa encore plus. Il commençait à faire nuit et l’on décida de rentrer au village.

Elle me raconta quelques histoires à propos de Noël, comment il pouvait se fâcher si elle ouvrait le tipi avant qu’il soit prêt à voir le soleil le matin et faisait toutes sortes de marmonnement. Je trouvai cela marrant. Fleur Blanche racontât aussi comment Noël pouvait renverser sont bol si la nourriture n’était pas à son goût.

Quand nous fûmes revenus, tout le monde étaient assis autour du feu de camp. Fleur Blanche et moi rejoignîmes le cercle. Cette fois les histoires racontaient comment l’avarice détruisait la vie des gens. C’était un peu étrange que le sujet fut l’avidité. Je senti comme s’ils essayaient de me dire quelque chose.

Quelque fois on se rassemblait tous, mais ces rassemblements étaient plus pour célébrer mère nature pour toutes les choses que l’on reçoit d’elle. Ils jouaient de la musique, des instruments tels qu’un marimba et des tambours, le plus marrant était lorsque Noël se mettait à sauter, je demandai à Fleur Blanche, qu’est ce qui ne va pas chez lui, et elle me répondit, rien, il dance juste.

Il était tard et tout le monde commençait à rentrer dans leur tipi respectif. Je raccompagnai Fleur Blanche chez elle. On s’enlaça et on se dit bonne nuit. Quand je la quittai je me sentis triste. Même si mon tipi n’était qu’à environ 10 mètre du sien, cela me semblait des milliers de kilomètres.

Lorsque je fus allongé au lit, j’étais tellement heureux que Fleur Blanche et moi partagions les mêmes sentiments. Je commençai également à penser à ma mère. J’espérais qu’un jour elle puisse rencontrer Fleur Blanche. Pour la première fois, ma famille me manquait vraiment. Je commençais à me demander s’ils allaient bien. Je savais que tôt ou tard je devais retourner à la maison.

Les jours passèrent et plus je apprenais à connaître Fleur Blanche et plus je l’aimais, elle et cet endroit magnifique qui n’arrêtait pas de m’émerveiller. Lors d’un de nos jours de marche, Fleur Blanche me dit qu’elle voulait me montrer un endroit que peu de gens avait vu. Elle dit que c’était une grotte, mais elle ne voulait pas en dire plus. On se tenait la main lorsqu’on s’approcha de la grotte. Après avoir marché quelques miles elle me dit que c’était ici. Je ne vis rien. Néanmoins, juste derrière des arbres j’aperçus l’entrée. Ce n’était pas sombre car il y avait une ouverture au plafond de la grotte qui laissait entrée la lumière du jour. C’était comme le toit ouvrant d’une voiture.

Ce que je vis est difficile à décrire. Cela ressemblait à une discothèque avec des reflets de différentes couleurs. Le sol était inégal. Le reflet des roches m’aveugla temporairement. Un caillou était de la taille d’une balle de golf. Je réalisai qu’il devait s’agir soit d’un morceau de verre soit d’un diamant. Je me promenai et ramassai un autre caillou qui celui-ci était rouge. Je demandai à Fleur Blanche ce que c’était. Elle dit qu’il s’agissait d’un rubis. J’étais très excité et me suis dit qu’il y a tant de chose que je pourrais m’acheter avec. Néanmoins le bonheur d’être dans cet endroit avec Fleur Blanche était bien plus épanouissant que toutes les richesses du monde.

Bien que je fusse heureux, je savais que tôt ou tard je devais retourner chez moi et retrouver ma famille. Je n’étais plus sur combien de temps j’avais passé dans cet endroit que j’appelais le paradis. Je ne remarquais pas de changement chez ces gens. Tous ressemblaient exactement à la première fois que je les avais rencontrés.

Ce fut une décision difficile de quitter ce lieu magnifique, mais je savais que j’allais revenir. J savais que si je partais je ne partais pas vraiment. D’une manière ou d’une autre j’allais revenir. Mon but était de ramener ma famille ici. Je devais les convaincre. Toute la semaine les deux seules choses auxquelles j’ai pensé étaient que je devais rentrer chez moi, je le devais à ma famille, la deuxième chose était que je ne voulais pas être séparé de Fleur Blanche.

Un matin alors que je me préparais pour aller travailler, je décidai que je rentrerai le lendemain. En allant au champ de maïs je regardai les environs. J’étais toujours subjugué par ce lieu. J’étais également subjugué par Fleur Blanche. J’étais tellement amoureux. J’étais complètement amoureux d’elle. Ce soir là quand je suis rentré, elle m’attendait comme elle le faisait toujours. Je l’embrassai très fort ; Je souhaitai que ma poitrine puisse s’ouvrir et la laisser entrer. Je ne voulais pas lui dire que je partais. Néanmoins je ne pouvais lui cacher cela plus longtemps. Quand je lui dis ce que je comptais faire le lendemain, des larmes s’écoulèrent de ses yeux. Quand je la vis pleurer, je ne pu empêcher les larmes de couler de mes yeux. Je lui dis que je n’avais pas d’autre choix que de rentrer. Je lui dis également qu’elle était la bienvenue si elle voulait venir avec moi, mais elle dit que c’était impossible. Je lui demandai « pourquoi ? ». Mais elle dit, « je ne sais pas pourquoi, mais je ne peu pas venir avec toi ». Je lui dis que je serai de retour d’ici deux jours maximum. Elle répondit « Que ce passerait il si tu ne trouvais pas le chemin du retour ? ». Je lui dis que je ne pourrais pas vivre sans elle et de ne pas s’inquiéter, je trouverai le chemin du retour. Elle m’embrassa. On parti en direction des grottes où j’avais vu les pierres précieuses. Je pensais que ce serait une bonne idée de ramener quelques pierres précieuses à ma famille. Fleur Blanche n’était pas contre mon idée mais dit que son père ne serait peu être pas d’accord. On emballa les pierres dans un mouchoir et les cacha dans un buisson. J’allais les récupérer sur mon chemin pour la ville le lendemain. Elle me fit promettre de ne pas dire au monde extérieur où j’avais trouvé ces pierres. Elle avait peur que des gens du monde extérieur viennent et détruisent ce lieu incluant elle, sa famille et ses amis. Je l’embrassai et lui dis de ne pas s’inquiéter, que les gens du monde extérieur n’étaient pas aussi méchants que par le passé. Néanmoins, je savais que les gens dehors tueraient pour moins d’un dollar.

Nous retournâmes au village. Tout le monde était assis autour du feu, racontant des histoires, l’une d’entre elle attira mon attention ; c’était le père de Fleur Blanche, racontant comment la mère nature était affectée par l’extraction du pétrole par les compagnies pétrolières. Il dit que tout, les liquides, les minéraux, les animaux, les plantes ou les matériaux servaient un but pour la survie de notre planète. Pour l’huile, son but était de s’écouler à travers les couches de roches dans le manteau afin de faire perdurer le feu de roche en fusion et de fer au centre de la terre, c’était le pétrole qui alimentait ce feu, cette réaction créant le champ magnétique qui gardait la planète en vie. Cette théorie me parut très crédible, je me demandais seulement comment ces gens pouvaient en savoir autant.

Je les informai de mon voyage de retour du lendemain. Le père de Fleur Blanche dit qu’il y avait une chance que je ne retrouve pas mon chemin de retour ici. De plus il me demanda de ne rien dire à personne à propos de ce lieu. Je lui répondis qu’il avait ma parole d’honneur, et que quoiqu’il arrive, je retrouverai mon chemin. A mesure que la nuit tombait tout le monde regagna son lit. J’embrassai et enlaçai Fleur Blanche quand elle alla rejoindre son tipi.

Le lendemain matin la tribu m’attendais pour me dire au revoir. Je dis au revoir à tout le monde, enlaçai et embrassai Fleur Blanche, Noël était avec elle et je l’enlaçai et l’embrassai sur la joue. Lorsque je partis il fit un bruit qui ressemblait à des pleurs. Avec le cœur brisé et sans regarder en arrière, je partis en direction de la ville.

Je ramassai le mouchoir que j’avais caché avec les pierres précieuses le jour d’avant et continua mon chemin. Je commençais à escalader en direction de l’entrée du tunnel. J’arrivai finalement au tunnel. En entrant, un sentiment d’anxiété me surmonta. Après avoir été dans un si bel endroit, je ne me sentais pas de retourner dans un monde qui représentait l’opposé ; où l’avidité, l’égoïsme et la jalousie étaient idéalisés. Je marchai et marchai encore en direction de la sortie du tunnel. En arrivant à la fin, il a commencé à devenir plus sombre parce que l’entrée était fermée.

Finalement que je fus à un mètre de l’entrée, le rocher bloquant l’entrée s’ouvrit tout seul. Je sentis une différence dans l’air. L’air n’était plus frais. Je pouvais sentir la pollution.

Au loin je voyais la ville et un épais nuage de fumé la recouvrant. Lorsque j’étais à quelque mètre de l’entrée, le gros rocher bougea à nouveau et la referma. En se fermant, je fus pris d’un sentiment d’exaspération et de tristesse.

Je ramassai une petite pierre et avec elle ci je marquai le gros rocher où se trouvait l’entrée. Je quittais le paradis mais je savais que j’y retournerai. Je commençai à redescendre la montagne qui était rocailleuse. Je trébuchai et perdis mon équilibre. En essayant de regagner mon équilibre je lâchai prise du mouchoir. Je vis les pierres précieuses tomber. Je savais que jamais je les retrouverai à cause de la pente de la montagne. Les retrouver serait comme trouver une aiguille dans une botte de foin. Je n’étais pas déçu d’avoir perdu ce qui dans ce monde était considéré comme une fortune. Je su à ce moment là que j’étais devenu une autre personne.

Je vis le lac Xolotlan sur ma droite, et cette fois à ma grande surprise il était noir !!! Je pouvais sentir l’odeur des eaux usées dans l’air, quelle différence avec le lac bleu. Je suis sur que le lac Xolotlan était aussi beau que le lac bleu avant que le si bien nommé monde civilisé ne le détériore. Immédiatement je remarquai que je n’avais plus à marcher longtemps dans la forêt, la ville s’était rapprochée de la montagne. Tous les arbres avaient disparus, à la place je vis des maisons et la désolation. Je me dis qu’il y avait eu tant de changement en si peu de temps. Je voulais revenir sur mes pas et dire aux indiens de faire attention car la ville était si proche d’eux qu’ils courraient le danger de se faire trouver. Puis je me suis dit que j’allais y retourner d’ici deux jours, que cela n’allait pas faire de différence si je leur disais maintenant ou dans deux jours. Je marchai moins d’un mile et je vis un panneau très lumineux indiquant arrêt de bus.

Il me restait des pièces de mon trajet précédent à la montagne. Je les comptai. Je savais qu’il m’en restait plus qu’assez pour payer mon ticket de bus. C’était un jour très ensoleillé, mais une brise fraîche empêchait d’avoir chaud. J’attendis environ vingt minutes et enfin au loin je vis une grande enseigne lumineuse, qui s’avéra être mon bus. Lorsqu’il s’approcha je remarquai l’avant qui ressemblait plus à celui d’un avion, je ne pouvais pas voir le chauffeur parce que le pare brise n’était qu’un grand écran qui recouvrait tout l’avant du bus, je me demandai bien comment le chauffeur pouvait voir où il allait. C’était plus comme un écran de télévision qui changeait lorsqu’il s’approchait des différentes intersections.

Le bus ne fit pas de bruit lorsqu’il s’arrêta à l’arrêt. Quand je montai dans le bus je vis la vue intérieure du chauffeur, l’écran à l’intérieurs ne faisait pas obstruction. En fait la vue était plus proche d’une vue panoramique. Je mis mes pièces dans l’automate et elles furent rejetées. Le conducteur du bus était un vieil homme il me demanda de lui montrer mes pièces. Il dit qu’il n’avait pas vu de telles pièces depuis bien longtemps. Je ne fis pas attention à son commentaire. Il me demanda s’il pouvait les garder, et qu’en échange il me donnerait un billet allé retour. Je lui dis d’accord. Je mis le billet dans ma poche et lui demanda pourquoi le bus ne faisait pas de bruit. Il répondit parce que c’est un bus électrique et qu’il était alimenté à distance par l’antenne située sur le toit.

A l’intérieur les personnes étaient habillées étrangement. Ils portaient des couleurs très vives et leur tenue était composée d’une seule pièce qui couvrait la totalité du corps, mains et cou inclus. Sur le coté au niveau de la taille, ils avaient tous une petite boîte argentée qui clignotait. Je m’assis à coté d’une fille qui avait la vingtaine. Je lui demandai ce qu’était la boîte qui n’arrêtait pas de clignoter sur sa combinaison. Elle me dit que c’était à la fois une batterie et un thermostat qui contrôlait la température de la combinaison.

Le long du trajet la ville semblait différente. On aurait dit que les bâtiments étaient plus hauts, et plus moderne par rapport à mon souvenir. Je vis également des voitures qui semblaient sortir d’un roman de science fiction, je vis même une voiture se garer sans faire de marche arrière car toutes les roues pivotèrent complètement ensembles et elle se gara parallèlement entre deux autres voitures dans un espace très réduit. Je me suis dit à moi-même; j’imagine que la technologie à vraiment fait un bon en avant.

Puis je vis le nom de mon arrêt sur le panneau d’affichage. Je descendis du bus et en allant vers ma maison j’eus l’étrange pressentiment que j’étais dans un lieu différent peut être à une autre époque. Il y avait de grands arbres dont je n’avais pas souvenir.

Je me rapprochais de ma rue. Je reconnus le nom de la rue. Rue Lezcano. Néanmoins, il n’y avait plus de maison mais que de hauts immeubles. J’arrivai enfin au numéro que je connaissais si bien, numéro 3777 !

C’était le bon numéro mais au lieu d’une maison de famille, il y avait un immeuble de quater étages. Je ne pouvais pas comprendre ce qu’il se passait. Je n’étais pas perdu ; je connaissais trop bien le quartier pour me perdre. Mais cela n’avait pas de sens, toutes les maisons dont je me rappelais avait fait place à des immeubles.

De l’autre coté de la rue je vis un vieil homme sur un fauteuil roulant. Je me décidai à demander si j’étais au mauvais endroit. Le vieil homme semblait avoir soixante dix ans. Je demandai s’il y avait une adresse proche d’ici qui avait le même numéro 3777 rue Lezcano. Il me dit que non. Je persistai et demandai si par chance il avait connu la famille Pataky. Il me dit « un instant » et il ferma les yeux.

Il poursuivit, « et bien, il y a de nombreuses années la famille Pataky habitait de l’autre coté de la rue, mais ils sont tous morts. A vrai dire, j’étais un ami du plus jeune frère. Son nom était Morris. Je crois qu’il est parti escalader la montagne il y a de nombreuses années et n’est jamais revenu. Tout le monde l’a cru mort et personne n’a retrouvé son corps. Si ma mémoire ne me trompe pas, il te ressemblait un peu. »

Mon sang ne fit qu’un tour. Je ne savais pas quoi faire. Je ne savais pas quoi dire. J’ai juste couru. Je suis parti de plus en plus rapidement puis j’ai couru jusqu’à l’arrêt de bus, en y arrivant je vis le bus s’arrêter au même moment, je sortis le billet de ma poche le mis dans la boîte et m’assis. J’étais désorienté, où étais je ? Tout cela était il une farce ? Tout ce que je voulais désormais c’était de revoir Fleur Blanche. Pendant que le bus continuait son chemin en direction de la montagne je sentais que les minutes se changeaient en heures et les heures en jours. J’arrivai enfin à mon arrêt, sautai du bus et couru, couru, je voulais arriver à la montagne. J’avais de moins en moins d’énergie. J’étais exténué. Je commençai à escalader la montagne. Je me rappelais les paroles du père de Fleur Blanche, qu’il y avait une chance que je ne retrouve pas le chemin du retour alors que je continuais de chercher l’endroit où je pensais avoir laissé les marques et la pierre brillante qui ouvrirait le passage. Néanmoins toutes les roches se ressemblaient dans la montagne. Je continuais de chercher sans la trouver et puis je vis mes mains !!! Je vis mes mains se rider. Je regardai mon corps et vis que je devenais vieux. Je pouvais voir les changements sur mon corps. Tout arrivait si vite. Je commençai à devenir de plus en plus faible. Je n’arrêtais pas de crier le nom, Fleur Blanche. Mon corps ayant perdu toutes ses forces je restais allongé là. A mesure que mon corps vieillissait, se voutant, je commençai à pleurer et les pleurs se transformèrent en de bruyant sanglots, d’un coup je fermis les yeux et tout devint noir.

– END –